Origines de la collection : Max Jacob et ses amis
En 1949, cinq années après la mort de Max Jacob, la décision a été prise de constituer à Quimper un "fonds Max Jacob".
En effet, la ville natale du poète occupe dans sa vie et dans son œuvre une place majeure. D'innombrables poèmes, un roman et une pièce de théâtre s'attachent à en décrire les moindres recoins, la rue du Parc, les ruelles descendant du lycée, les passerelles sur l'Odet, le théâtre ou les allées de Locmaria, et à traduire sa vie quotidienne.


Max Jacob est revenu régulièrement à Quimper, où il a écrit Saint-Matorel ou La Côte. Il a toujours maintenu des relations avec ses amis bretons, les peintres quimpérois Pierre de Belay et Lionel Floch, les camarades d'enfance Pierre Allier et René Villard, le peintre amateur Jean Caveng ou le sculpteur et graveur Augustin Tuset.
Le poete Max Jacob
Roger Toulouse
Le poète Max Jacob

Le poete Max Jacob
Pierre de Belay
Les deux Femmes au café
A Quimper, il retrouve aussi le céramiste italien Giovanni Léonardi à qui il a fait connaître les faïenceries. A Châteaulin, il fréquente entre 1930 et 1933 un jeune sous-préfet, Jean Moulin, qui s'est pris de passion pour l'œuvre de Tristan Corbière. A Tréboul durant l'été, il retrouve le peintre anglais Christopher Wood et son ami Jean Colle, puis le fils de ce dernier Pierre. A Camaret, il rend visite au poète Saint-Pol-Roux.


La collection du musée exprime ces amitiés et ces rencontres à travers des peintures, des dessins et des gouaches, des gravures, des photographies, des éditions anciennes ou des objets. A l'ensemble des gouaches de Max Jacob, dont bon nombre ont été réalisées en Bretagne, répond une série de portraits du poète dont le visage a marqué tous ses contemporains. Des portraits par Picasso, Cocteau, Toulouse, Dermit, Perot ou Lascaux s'ajoutent à ceux faits en Bretagne par de Belay, Wood, Salaün ou Le Roux.



Parallèlement sont présentés trois fonds importants :

- le premier, constitué grâce à la générosité de Laure Moulin, évoque la vie et l'œuvre de Jean Moulin lorsqu'il était en Bretagne


- le second, en majeure partie donné par Hélène Henry, rassemble les gouaches et peintures inspirées à Jean Caveng par le Terrain Bouchaballe, une pièce de théâtre et un roman de Max Jacob qui ont pour cadre le Quimper des années 1910


- le dernier, constitué essentiellement par des dons successifs d'Hélène de Belay, rassemble un nombre considérable d'œuvres de Pierre de Belay, l'ami fidèle de Max Jacob : peintures, gouaches, albums de dessins, gravures et souvenirs divers évoquent non seulement la Bretagne mais aussi les multiples sources d'inspiration du peintre, depuis les scènes parisiennes jusqu'aux chroniques judiciaires.


Le poete Max Jacob
Jean Caveng
Le Terrain Bouchaballe (détail)


Le poete Max Jacob
Giovanni Leonardi
Le Roi Gradlon


Le poete Max Jacob
Jean Moulin,
La Rapsode foraine
Le fonds consacré à Max Jacob ne se limite pas aux œuvres d'inspiration bretonne mais s'ouvre aussi aux relations du peintre : des œuvres de Roger Toulouse ou de Josep de Togorès témoignent ainsi des "découvertes" du poète, dont l'œuvre ne cesse d'intéresser les nouvelles générations, comme en témoignent par exemple les céramiques de Paul Fouillen.


Consacré à Max Jacob et à ses amis, ce fonds ne cesse de s'enrichir, en particulier grâce à la générosité des membres de l'Association des Amis de Max Jacob.